Une sortie photo au zoo de La Barben Situé entre Aix-en-Provence et Salon-de-Provence, le Parc animalier de La Barben s’étend sur 33 hectares de végétation méditerranéenne et abrite plus de 700 animaux de 130 espèces différentes. Ouvert toute l’année, il offre un cadre idéal pour une journée dédiée à la photographie, avec des sentiers ombragés et des espaces variés (Belvédère, Clairières, Plateau, Vallon des cascades, Bois des pins). En 2025, le parc a inauguré une nouvelle plaine africaine de 7 000 m², accueillant hippopotames, zèbres et nyalas, et prépare un espace dédié aux crocodiles du Nil pour la fin de l’été. C’est donc le moment parfait pour y organiser une sortie photo, surtout si vous souhaitez capturer des portraits animaliers uniques, à la manière des grands photographes comme Pedro Jarque Krebs.
La photo animalière au zoo : un art à part entière
Photographier des animaux en captivité ne signifie pas se contenter de clichés banals. Plusieurs approches existent, mais l’une des plus populaires et artistiques consiste à retravailler l’image en post-production pour donner l’impression d’un portrait en studio, comme le fait Pedro Jarque Krebs. Ce photographe péruvien, primé à de nombreuses reprises, est célèbre pour ses portraits d’animaux sur fond noir ou dégradé, où le sujet semble posé en studio, isolé de tout contexte. Son objectif ? Mettre en valeur la beauté et la fragilité de la faune, tout en créant une intimité saisissante entre le spectateur et l’animal.

Technique populaire : la retouche à posteriori façon Pedro Jarque Krebs
Pour obtenir un rendu similaire, voici la méthode à suivre, adaptée à votre matériel (objectif zoom 70-300 mm) et à votre pratique de la photo de rue en noir et blanc :
1. À la prise de vue
- Choix de l’objectif : Un 70-300 mm est idéal pour la photo animalière au zoo. Il permet de cadrer serré sur le sujet tout en gardant une distance respectueuse. Privilégiez une ouverture moyenne (f/5.6 à f/8) pour une netteté optimale et une profondeur de champ suffisante.
- Attention à l’éclairage : Préférez les moments où la lumière est douce (matin ou fin d’après-midi) pour éviter les ombres marquées et faciliter la retouche ultérieure. Aux heures où la lumière est trop dure (milieu de journée) privilégiez les zones ombragées qui laissent passer quelques rayons de soleil.
- Cadrage : Isoler le sujet au maximum, en évitant les éléments parasites (barrières, autres animaux, visiteurs).
2. En post-production
- Détourage précis : Utilisez un logiciel pour détourer l’animal avec un masque très précis. Créez des masqus les plus précis possible pour affiner les contours, surtout pour les poils ou les plumes.
- Fond noir ou dégradé : Remplacez l’arrière-plan par un noir profond ou un dégradé bleu-noir (selon vos préférences). Pour un rendu naturel, ajoutez un léger dégradé ou une texture subtile pour éviter un aspect trop "numérique".
- Dodge and Burn : Cette technique consiste à éclaircir (dodge) ou assombrir (burn) certaines zones pour accentuer les volumes et les détails. Elle permet de sculpter la lumière sur le pelage, les yeux ou les muscles de l’animal, comme le ferait un éclairage de studio. Travaillez avec des calques en mode "Lumière tamisée" ou "Superposition" pour un effet subtil et progressif.
- Contraste et densité : Augmentez légèrement le contraste global et jouez sur les courbes pour donner du relief à l’image. L’idée est de faire ressortir le caractère de l’animal, comme le fait Jarque Krebs dans ses portraits.
Pourquoi cette approche ?
- Mettre en valeur le sujet : Le fond noir ou dégradé élimine les distractions et recentre l’attention sur l’animal, révélant sa personnalité et ses détails physiques.
- Créer une ambiance dramatique : Le contraste entre le sujet et le fond donne une dimension artistique et intemporelle à la photo.
- Sensibiliser à la biodiversité : Comme Pedro Jarque Krebs, vous pouvez utiliser cette technique pour attirer l’attention sur la beauté et la fragilité des espèces.
Exemple de workflow
- Prise de vue : Zoomez sur l’animal, vérifiez l’exposition et la netteté.
- Détourage : Isolez le sujet avec un masque de haute précision.
- Fond : Ajoutez un calque de couleur unie (noir ou dégradé) en dessous du sujet.
- Retouche lumière : Utilisez le dodge and burn pour modeler les ombres et les lumières, en insistant sur les zones clés (yeux, museau, crinière).
- Finalisation : Ajustez les niveaux, la netteté et éventuellement convertissez en noir et blanc pour un rendu intemporel.
Inspirations et conseils
- Pedro Jarque Krebs travaille souvent en zoos ou sanctuaires, prouvant que la captivité n’est pas un frein à la création de portraits puissants. Son secret : une observation attentive des animaux et une retouche minutieuse.
- Variez les angles : N’hésitez pas à photographier les animaux de profil, de face ou en contre-plongée pour varier les effets.
- Respectez les animaux : Évitez les flashs et les comportements stressants pour les pensionnaires du zoo.
Conclusion
Une sortie photo au zoo de La Barben est l’occasion de repenser la photographie animalière, en transformant des clichés classiques en véritables portraits d’art. Avec un objectif 70-300 mm, une attention particulière à la lumière et une retouche soignée, vous pouvez créer des images aussi percutantes que celles des grands maîtres du genre. Alors, prêt à immortaliser la faune provençale sous un nouveau jour ?
Et vous, quelle espèce aimeriez-vous photographier en premier ? Un félin, un oiseau exotique, ou peut-être un des nouveaux hippopotames de la plaine africaine ?
Et n'oubliez pas d'être à l'affût des inter-actions des petits d'Hommes
